Soutien à l’accès aux soins médicaux
En raison de la situation politique instable et des restrictions de déplacement, l’accès aux grands centres hospitaliers est souvent difficile, voire impossible pour les habitants de Beit-Sahour. Cette réalité rend indispensable la présence de structures de soins de qualité à proximité. D’autant plus que près de 90 % de la population ne bénéficie d’aucune assurance médicale.
Dès 1990, l’association a apporté son soutien à la Clinique de l’Église grecque-catholique, renommée en 2007 Centre médical de Beit-Sahour. Grâce à des contributions financières ponctuelles, nous avons participé à l’achat de lits, à la réparation ou à l’acquisition d’équipements médicaux et de laboratoire, ainsi qu’à de petits travaux de rénovation. Ce centre a été choisi pour son engagement à offrir des soins à des tarifs adaptés à la situation économique des patients, voire gratuitement pour les plus démunis.
En 2017 et 2018, l’association a également soutenu le fonds d’aide aux malades de la Société de bienfaisance orthodoxe de Beit-Sahour. Ce fonds permet de couvrir les frais médicaux de patients atteints de maladies chroniques, sans ressources suffisantes pour se soigner.
Depuis 2018, nous contribuons à la mise en service de l’Hôpital des Bergers, un nouvel établissement qui intégrera un service d’urgence, actuellement inexistant dans la région. Ce projet représente une avancée majeure pour l’accès aux soins d’urgence à Beit-Sahour et dans les environs.
Soutien d’urgence pendant la pandémie de Covid-19
La pandémie de Covid-19 a frappé durement la Palestine, avec de nombreux malades, des quartiers régulièrement confinés et des restrictions de mouvement sévères. À Beit-Sahour, cette crise sanitaire s’est ajoutée à une situation économique déjà fragile, marquée par un taux de chômage atteignant 43%.
Face à cette urgence, le comité de l’association a décidé de débloquer une aide financière exceptionnelle de 30’000 CHF, répartie entre décembre 2020 et mars 2021. Cette somme a permis dans un premier temps la distribution de colis alimentaires, puis la remise de bons d’achat pour des produits de première nécessité, utilisables dans les commerces locaux afin de soutenir également l’économie de proximité.
Parallèlement, une enveloppe supplémentaire de 10’000 CHF a été allouée à l’achat de 11 concentrateurs d’oxygène, destinés aux soins à domicile. Ces appareils ont été essentiels pour traiter les patients atteints de formes modérées du virus, dans un contexte de saturation des structures hospitalières. Une fois la crise passée, ils continueront de servir à soigner des personnes souffrant de maladies respiratoires chroniques, telles que l’asthme ou la tuberculose.
Alors qu’une grande partie de la population israélienne était déjà vaccinée, les 4,5 millions de Palestiniens vivant dans les territoires occupés restaient, à cette période, largement privés d’accès aux vaccins. Selon les Nations Unies, Israël, en tant que puissance occupante, a l’obligation légale de garantir l’accès aux vaccins, aux tests, au matériel de protection et aux soins médicaux.
Sous pression internationale, Israël a livré 5’000 doses de vaccin début février 2021, un chiffre largement insuffisant. La vaccination des Palestiniens devait alors reposer principalement sur le mécanisme COVAX, coordonné par l’ONU pour soutenir les pays à faibles revenus. Toutefois, la mise en œuvre de ce programme a été lente : les premières doses ne sont arrivées qu’à la fin mars 2021.